---
name: Ce qui a tenu cet été
heading: Le bilan d'un été sec dans nos rangs de production
title: "Sécheresse 2026 : les plantes qui ont tenu dans nos terres de l'Yonne"
metaDescription: >-
  Retour sur un été sec en Puisaye : les vivaces, aromatiques et arbustes qui
  ont tenu sans arrosage, et ceux qui ont montré leurs limites.
socialTitle: Le bilan d'un été sec, rang par rang
intro: >-
  L'été a été long et sec, avec des semaines où l'on a ouvert uniquement le
  matin. Dans nos rangs de production, tout ne s'est pas comporté de la même
  façon, et c'est le genre de renseignement qui vaut mieux qu'une fiche
  technique. Voilà ce qu'on a vu, ici, sur des argiles calcaires, en plein
  champ.
season: autumn
publishedAt: '2026-09-09'
plants: [thym-commun, sauge-officinale, romarin-rampant, stipa-cheveux-d-ange, molinie, groseillier-a-maquereau, framboisier-remontant]
categories: [vivaces-et-graminees, aromatiques-vivaces, haies-champetres, petits-fruits]
services: [creation-de-jardin, residences-secondaires, conseil-et-plan-de-plantation]
---

## Les plantes qui ont tenu sans arrosage

Les aromatiques méditerranéennes installées sur butte drainée n'ont pas bronché.
Le thym commun, la sauge officinale et le romarin rampant ont fleuri, et les
abeilles étaient dessus au mois d'août alors qu'il n'y avait plus grand-chose
d'ouvert ailleurs. Ce sont
les mêmes plantes qu'on perd en février quand elles sont plantées à plat dans
l'argile, ce qui reste le vrai sujet chez nous.

Les graminées ont tenu sans une goutte. Le stipa cheveux d'ange a blondi en
juillet, ce qu'il fait de toute façon, et la molinie a gardé ses hampes jusqu'aux
pluies. Les vivaces de prairie installées depuis deux ans ou plus n'ont rien
demandé non plus. Deux ans, c'est le seuil qu'on observe presque partout :
en dessous, il faut suivre ; au-dessus, on peut oublier.

Les essences de haie champêtre locales, charme, cornouiller, prunellier,
noisetier, ont fait ce qu'elles font toujours en année sèche. Elles ont fermé
boutique, jauni un peu, perdu quelques feuilles en août, et elles sont reparties
aux pluies de septembre. Ce n'est pas joli en août et ce n'est pas grave.

## Ce qui a souffert de la sécheresse

Les plantations du printemps précédent, sans exception. C'est toujours le
deuxième été qui fait le tri, celui où l'on a cessé de surveiller parce que
l'arbre avait l'air installé.

Les massifs paillés en juillet, sur une terre déjà sèche. Le paillage a enfermé
la sécheresse dessous, et les orages d'août n'ont pas traversé. On paille en
mai, sur une terre humide, ou on ne paille pas cette année-là.

Les framboisiers remontants en plein soleil, qui ont grillé leurs fruits
d'automne avant de les mûrir. Les groseilliers à maquereau plantés à mi-ombre
ont mieux tenu, ce qui confirme ce qu'on raconte à longueur d'année sans
toujours convaincre.

Et les tontes rases. Toutes les pelouses tondues court en juin étaient grises en
juillet, et le plantain a pris la place. Celles qu'on a tondues haut ont jauni
puis sont revenues.

## Ce qu'on en tire pour les plantations d'hiver

Les plantations d'automne, à racines nues, restent la meilleure réponse à ces
étés-là : quatre mois de racines avant le premier coup de chaud. La saison ouvre
en novembre. Passez d'ici là nous dire ce qui a souffert chez vous cet été, on
verra ce qu'il faut remplacer et ce qu'il faut simplement déplacer de trois
mètres. Ouvert du mercredi au samedi.
