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name: Une haie qui garde ses feuilles
heading: Du feuillage toute l'année sans planter un rideau de thuyas
title: "Haie persistante : quels arbustes pour se cacher toute l'année"
metaDescription: 'Laurier-sauce, laurier-tin, osmanthe, cotonéaster, troène : les persistants que nous proposons pour une haie qui reste garnie en janvier.'
socialTitle: Se cacher toute l'année, sans rideau de thuyas
intro: >-
  Novembre est le mois où l'on plante les haies, et c'est aussi celui où l'on
  découvre que la sienne laisse tout voir. Pour avoir du feuillage douze mois sur
  douze, nous avons sorti une sélection d'arbustes persistants à prix réduit :
  cotonéaster, phillyrea, laurier-tin, laurier-sauce, osmanthe, escallonia.
season: autumn
publishedAt: '2025-11-14'
plants: [laurier-sauce, troene-commun, charme-commun, viorne-obier, noisetier]
categories: [haies-champetres, arbustes-ornementaux]
services: [plantation-de-haie, conseil-et-plan-de-plantation, creation-de-jardin]
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Vos haies vous protègent du vent et favorisent l'infiltration de l'eau. Elles
vous offrent de l'intimité et délimitent les espaces. Elles abritent et
nourrissent la faune, domestique et sauvage. Elles produisent de la biomasse,
c'est-à-dire du broyat que vous remettez au pied de vos massifs au lieu de
l'emmener en déchetterie.

## Persistant, marcescent, caduc

Un arbuste persistant garde ses feuilles vertes toute l'année et les renouvelle
en continu. Un caduc les perd en novembre. Entre les deux, il y a le marcescent,
qui sèche ses feuilles sans les lâcher : le charme commun garde son feuillage
roux jusqu'en mars, ce qui fait un écran opaque en plein hiver, et une haie de
charme taillée deux fois par an cache autant qu'un thuya pour un tiers du prix.

C'est le mélange qui donne les bonnes haies. Deux tiers de caducs et de
marcescents pour la masse et la biodiversité, un tiers de persistants répartis
là où le regard passe : devant la fenêtre du voisin, dans l'angle de la
terrasse, au bout du portail.

## Les persistants que nous proposons

Le laurier-sauce est celui que nous conseillons le plus souvent, parce qu'il
tient nos hivers, se taille au sécateur sans faire de trous, et que vous en
prenez trois feuilles pour un pot-au-feu. Il monte à quatre mètres si on le
laisse faire, se conduit très bien à un mètre quatre-vingts.

Le troène commun est indigène, à demi persistant chez nous : il garde une bonne
part de son feuillage jusqu'en février selon les hivers. Il fleurit blanc en
juin, sent fort, et les grives finissent ses baies noires en janvier.

Le cotonéaster, le laurier-tin, l'osmanthe et l'escallonia complètent la
sélection, et ce sont ceux qui étaient à prix réduit pour le mois de la haie.
Le laurier-tin fleurit en plein hiver, ce qui est rare et utile.

## Ce qu'on évite

Le laurier-palme planté serré. Il pousse d'un mètre par an, demande deux tailles
annuelles à la cisaille, produit des déchets que rien ne mange, et une fois
installé sur trente mètres il faut une remorque par taille.

Le thuya en monoculture. Un hiver sec suffit à en brunir un sur cinq, et un
trou dans un rideau de thuyas ne se rebouche pas : le remplaçant reste petit dix
ans à l'ombre de ses voisins.

## Planter maintenant plutôt qu'en avril

Un persistant en conteneur se plante toute l'année sur le papier. En pratique,
la plantation d'automne lui donne quatre mois de pluies pour installer ses
racines avant le premier coup de chaud, et vous économisez un été d'arrosage.
La viorne obier et le noisetier, qui font le fond de haie, se plantent eux à
racines nues à partir de fin novembre, et coûtent alors deux à trois fois moins
cher qu'en conteneur.

Passez avec les dimensions de votre linéaire et une photo de l'endroit. On
regarde ensemble ce qui doit cacher, ce qui doit fleurir, et ce que vous
accepterez de tailler chaque année.
