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name: Retenir une berge avec des saules
heading: Des fascines de saule pour tenir une berge, sans un seul engin
title: "Génie végétal : retenir une berge avec des fascines de saule"
metaDescription: >-
  Chantier de restructuration de berge avec les élèves du CFPPA de La Brosse :
  fascines de saule, toile de coco et plantes hélophytes, tout à la main.
socialTitle: Une berge tenue par des saules et de la toile de coco
intro: >-
  En novembre, nous avons reçu les élèves du CFPPA La Brosse à Venoy, formation
  ouvrier génie écologique, pour un chantier de plantation et de restructuration
  de berge. Un chantier tout manuel, sans aucun engin, avec des plants valorisés
  sur place comme le saule.
season: winter
publishedAt: '2025-12-12'
plants: [viorne-obier, cornouiller-sanguin, sureau-noir, noisetier]
categories: [haies-champetres]
services: [formations-et-ateliers, plantation-de-haie, conseil-et-plan-de-plantation]
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Une berge qui s'effondre se répare de deux façons. Avec des enrochements, une
pelle mécanique et une facture, ou avec des végétaux vivants qui font le travail
en poussant. La seconde tient aussi bien au bout de cinq ans, coûte moins cher,
et se répare toute seule quand une crue emporte un morceau.

## Ce qu'est une fascine de saule

Un fagot de branches de saule, long de deux à trois mètres, maintenu à la base
de la berge par des pieux du même bois enfoncés dans le lit. Le fagot casse la
force du courant au pied du talus, retient les sédiments, et les branches
reprennent racine dans les semaines qui suivent. Au bout d'un an, ce qui était
un fagot mort est devenu une ligne de saules enracinés qui tient la berge par en
dessous.

Le saule utilisé est coupé sur place, en hiver, pendant la dormance. Il faut du
bois d'un ou deux ans, souple, sans feuilles, et il faut le poser dans les jours
qui suivent la coupe.

## La toile de coco et les hélophytes

Au-dessus de la fascine, le talus lui-même a été couvert d'une toile de fibre de
coco, agrafée dans la pente. Elle tient la terre le temps que les racines
prennent le relais et se dégrade en trois ou quatre ans, quand on n'en a plus
besoin.

Dans la toile, les élèves ont planté des hélophytes, ces plantes de bord d'eau
dont les racines vivent dans la vase et le feuillage à l'air : iris des marais,
salicaire, baldingère, carex. Leur système racinaire tresse la terre et fixe la
partie du talus que la fascine ne protège pas.

## Le haut du talus

Au-dessus de la zone humide, on revient à des arbustes de haie ordinaire. La
viorne obier accepte les pieds frais mieux que la plupart, le cornouiller
sanguin ne s'occupe pas de savoir où il pousse, le sureau noir aime les sols
riches et humides, et le noisetier tient le rôle de masse. Cette bande arbustive
filtre le ruissellement qui arrive de la parcelle avant qu'il n'atteigne l'eau.

## Pourquoi accueillir des chantiers école

Ces chantiers apprennent aux élèves des gestes que peu de gens pratiquent
encore, et ils nous obligent à expliquer ce que nous faisons d'habitude sans y
penser. Merci à leurs formateurs, Vincent Guillard et Romuald Bardot, d'avoir
choisi la pépinière comme lieu d'exercice pratique.

Si vous avez une berge, une mare ou un fossé qui se creuse, venez en parler.
Nous produisons les arbustes de bord d'eau, et le saule se trouve à côté.
