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name: Attirer la biodiversité
heading: Faire venir les oiseaux, les abeilles et les hérissons au jardin
title: "Attirer les oiseaux et les abeilles au jardin : ce qui marche"
metaDescription: >-
  Gîte, couvert, eau et tranquillité : comment un jardin de l'Yonne devient un
  refuge pour les pollinisateurs, les oiseaux et les hérissons.
socialTitle: Ce qu'il faut vraiment pour faire revenir les oiseaux
intro: >-
  Une cliente est revenue un mois de juin nous dire qu'elle avait des mésanges
  dans la haie plantée trois hivers plus tôt, et qu'elle n'avait rien fait pour
  ça. C'est exactement ce qui se passe. On ne fait pas venir les oiseaux avec
  une mangeoire ; on installe les conditions, on attend deux ou trois saisons,
  et un matin ils sont là.
publishedAt: '2026-05-20'
plants: [achillee-millefeuille, souci-officinal, sedum-d-automne, origan, clematite-des-haies, chevrefeuille-des-bois, menthe-aquatique, cornouiller-a-bois-rouge]
categories: [haies-champetres, vivaces-et-graminees, petits-fruits, comestibles-et-aromatiques]
services: [plantation-de-haie, creation-de-jardin]
image: attirer-la-biodiversite
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## Ce qu'il faut à un animal pour rester dans un jardin

Manger, se cacher, boire, et qu'on lui fiche la paix. Un hérisson, une abeille
maçonne, un rouge-gorge et un carabe ne demandent rien d'autre. Un jardin qui
fournit ça se peuple en deux ou trois saisons sans qu'on achète quoi que ce
soit.

L'ordre compte. Une mangeoire dans un jardin sans haie et sans insectes fabrique
du passage : les mésanges viennent en janvier et disparaissent en mars, parce
qu'elles nourrissent leurs petits de chenilles et qu'il n'y en a pas chez vous.
Un hôtel à insectes posé au milieu d'une pelouse rase reste vide pendant des
années. La structure du jardin et sa tranquillité décident de tout, et les
accessoires viennent loin après.

## Pourquoi une haie champêtre fait venir tout le monde

Une haie champêtre d'essences locales donne tout à la fois. Des fleurs en mars
et en avril, quand les abeilles sauvages sortent et qu'il n'y a presque rien
d'ouvert. Des fruits en été et en automne pour les oiseaux et les petits
mammifères. Des branchages denses et épineux où nicher à l'abri des chats, et de quoi
grimper : une clématite des haies ou un chèvrefeuille des bois lancés dans un
arbuste doublent le nombre de cachettes sans occuper un centimètre au sol. Et à
terre, une litière de feuilles où passent l'hiver les hérissons, les carabes et
les larves de coccinelles.

Elle travaille aussi pour vous. Elle protège les sols du vent et de l'érosion,
elle conserve l'humidité de la terre en limitant son assèchement, et elle recrée
les corridors par lesquels la faune circule d'un bois à l'autre. Dans un paysage
où les haies ont été arrachées sur des kilomètres pendant les remembrements,
trente mètres replantés paraissent dérisoires, et à l'échelle d'une commune ça
finit par faire un réseau.

En y mettant des arbustes à petits fruits, groseilliers, cassissiers, sureaux,
prunelliers, noisetiers, la haie devient une réserve de nourriture pour tout le
monde, et vous y récoltez aussi. Les prunelles se ramassent après les premières
gelées, quand plus personne ne va au jardin.

Le cornouiller à bois rouge, lui, se remarque surtout en janvier, quand ses
tiges rouges sont la seule couleur du jardin et que les oiseaux s'y posent parce
qu'il n'y a rien d'autre.

Un alignement de thuyas ne fait rien de tout ça. Il ne fleurit pas, il ne
fructifie pas, personne n'y niche, et sa litière stérilise le sol à son pied.

## Quelles fleurs pour les abeilles au printemps et à l'automne

Les abeilles sauvages, dont il existe des centaines d'espèces en France et dont
la plupart vivent seules sans ruche ni miel, sortent aux premières douceurs. Ce
qui leur manque n'est pas le pic de floraison de mai, où tout ouvre en même
temps et où il y a à manger partout. Ce sont les deux bouts de la saison.

Au printemps, la soudure se fait sur le saule marsault, les fruitiers, les
groseilliers, les pulmonaires et les pissenlits de la pelouse. En fin de saison,
sur les asters, le sédum d'automne, le lierre en fleur, les origans montés et
les menthes qu'on a laissées fleurir. L'achillée millefeuille et le souci
officinal tiennent, eux, du printemps aux gelées, et ils se ressèment seuls. Un lierre adulte en octobre, sur un vieux mur,
bourdonne comme une ruche à midi. C'est la dernière grosse ressource avant
l'hiver, et on l'arrache un peu partout.

Choisissez des fleurs simples, où les étamines sont accessibles : un insecte ne
peut matériellement pas entrer dans une rose à cent pétales. Et laissez monter
une partie de vos aromatiques. Un pied d'origan en fleur au mois de juillet est
la plante la plus fréquentée du jardin.

## Arrêter de tondre partout et de nettoyer à l'automne

C'est souvent là que le résultat se joue, et c'est gratuit.

Arrêtez de tondre partout. Une bande d'herbe haute le long d'une haie, ou un
carré au fond du terrain qu'on fauche une fois à la fin de l'été, héberge plus
d'espèces que tout le reste du jardin réuni. La tonte rase et hebdomadaire est
ce qui appauvrit un terrain le plus vite, et c'est aussi ce qui demande le plus
de travail.

Arrêtez de nettoyer à l'automne. Les tiges creuses des vivaces abritent des
larves d'abeilles solitaires tout l'hiver, les feuilles mortes abritent les
hérissons et les vers. On rabat en mars, quand tout est sorti. Un massif de
graminées sèches sous le givre, en janvier, est de toute façon plus beau qu'une
terre nue.

Arrêtez d'éclairer la nuit. Un éclairage permanent épuise les papillons de nuit,
qui tournent autour jusqu'à mourir, et gêne les chauves-souris, vos meilleures
alliées contre les moustiques. Un détecteur de mouvement fait le même travail.

Et laissez un tas quelque part. Un tas de bois mort, un tas de pierres, un tas
de branchages dans le coin qui ne sert à rien : c'est le refuge le plus efficace
et le moins coûteux qui existe, et il se remplit dès le premier hiver.

## Un point d'eau, et un passage pour les hérissons

Un point d'eau change un jardin en une saison. Une coupelle peu profonde avec
une pierre au milieu, pour que les insectes se posent sans se noyer, suffit aux
abeilles et aux oiseaux ; renouvelez-la tous les deux jours en été, sinon elle
devient un élevage de moustiques. Une mare d'un mètre carré,
avec des berges en pente douce d'un côté, amène les grenouilles et les
libellules dans l'année. Plantez-y une menthe aquatique : elle tient les pieds
dans l'eau, elle fleurit en août, et elle est couverte d'insectes quand le reste
du jardin est sec.

Pensez aussi à la circulation. Un hérisson parcourt plusieurs kilomètres par
nuit et ne saute pas les clôtures. Un trou de quinze centimètres de côté au bas
d'un grillage lui rouvre le jardin. Sur un lotissement entier où les clôtures
descendent au ras du sol, la faune terrestre est simplement enfermée dehors, et
il suffirait que chacun perce son grillage pour que ça change.

## Où poser un nichoir à mésanges

Ils ont leur utilité, à condition d'arriver en dernier. Un nichoir à mésanges
orienté entre l'est et le sud-est, à l'abri des vents dominants et hors de
portée des chats, se remplit presque toujours dès la première saison. Une
planche percée de trous de quatre à dix millimètres, posée au sud et au sec,
accueille les abeilles maçonnes, qui bouchent les tubes de boue au printemps.

Aucun de ces objets ne remplace une haie, une prairie et un coin qu'on laisse
tranquille.

## Composer une haie champêtre avec nous

Nous produisons des arbustes de haie champêtre à racines nues, disponibles de
novembre à mars, choisis parmi les essences qui poussent naturellement dans
l'Yonne et en Puisaye. Venez avec la longueur, l'exposition et ce que vous
voulez obtenir, du brise-vue, des fruits, des fleurs pour les abeilles ou tout
en même temps. On vous fera une composition et on vous dira combien de plants au
mètre. Et si vous nous décrivez le fond du terrain qui ne sert à rien, on vous
dira aussi ce qu'il faut y faire, ce qui revient souvent à y faire beaucoup
moins. Pour une haie entière, nous nous déplaçons et nous chiffrons la
plantation.
